PROTOCOLE EFE : épreuve écologique d'évaluation des fonctions éxécutives chez l'enfant

30000€/an

Construire une norme de population permettant d’interpréter les performances exécutives des enfants en comparaison à leur tranche d’âge.

Les fonctions exécutives occupent une place centrale et déterminante dans le développement de l'enfant que ce soit pour la mise en place des apprentissages, la régulation du comportement ou l'intégration des connaissances sociales. Elles constituent l’ensemble des habiletés cognitives de haut niveau, nécessaires à la réalisation d’un comportement dirigé vers un but. Elles permettent de s’adapter à des situations nouvelles, et sont mises en œuvre dans un grand nombre d’activités de vie quotidienne et à l'école.

Des troubles exécutifs sont constatés dans de nombreuses pathologies ; on retient particulièrement les lésions cérébrales acquises (traumatisme crânien, tumeur cérébrale, affections vasculaires, neurofibromatose de type 1), mais aussi chez des enfants anciens prématurés, ou lors de l’évaluation de troubles des apprentissages.

Leur répercussion sur l’autonomie de vie quotidienne et le parcours scolaire est significative.

Projet Auto-école de Kerpape

80000€/an

En France, près de 300 000 personnes sont victimes de lésions cérébrales acquises de l’adulte (AVC 130 000 nouveaux cas par an, traumatisés crâniens 150 000, dont 20 % de TC modérés à sévères…).

La reprise de la conduite pour ces personnes, dont les séquelles cognitives sont au premier plan, est un objectif primordial mais qui doit être en phase avec les règles de la sécurité routière.

Dans la littérature internationale, la mise en situation écologique sur route est le gold standard de l’évaluation des incapacités / capacités à la conduite.

Elle doit être pluridisciplinaire et s’appuie en pratique courante sur une grille d’évaluation standardisée pour définir le caractère sécuritaire ou non de la conduite.

Une des principales limites à cette évaluation reste l’objectivation par la personne de ses performances, souvent en lien avec un défaut de prise de conscience de ses troubles (anosognosie).

Dans un premier temps, notre étude sera de corréler objectivement sur les troubles cognitifs et du comportement dans une situation écologique de conduite, cette dernière constituant toujours le golden standard.

L’instrumentation du véhicule permettra une objectivation, tant en terme d’évaluation que de restitution à la personne.

Ultérieurement, d’autres pathologies pourraient être explorées (blessés médullaires, …).

Il s’agit d’observer en parallèle :
  • le comportement du conducteur dans des situations contrôlées (temps de réaction, …),
  • la conduite dans ses composantes :
    • de trajectoire,
    • de distance de sécurité,
    • d’anticipation (freinage, accélération),
    • de suivi de consignes (vitesse, direction, signalisation, code de la route, …),
    • de la prise d’information et de la prise de décision à l’exécution, des outils qui nous paraissent indispensables.
L’instrumentation du véhicule sera confiée à la société Intempora, partenaire du Centre de Kerpape sur d’autres projets et spécialiste dans ce domaine. Ce processus doit comporter :
  • 6 caméras,
  • un GPS permettant également la mesure de vitesse du véhicule,
  • une cartographie,
  • un accéléromètre,
  • des capteurs sur les pédales de frein et d’accélérateur,
  • un système de mesure de distance entre véhicules,
  • un micro pour enregistrer les conversations dans le véhicule,
  • 2 boutons poussoirs permettant à 2 personnes différentes de marquer les événements survenus lors de la conduite
C’est une réelle innovation aussi dans l’objectivation par la personne de ses performances, souvent en lien avec un défaut de prise de conscience de ses troubles (anosognosie) mais aussi un apport utile pour observer les comportements réels de conduite.

Le cout de cette expérimentation sur 2017/2018 est de 80 000 €.

Mise en place d’une consultation Handicap et famille

15000€/an

La maladie, l’accident sont imprévisibles. Leurs conséquences sur la vie relationnelle, sur le lien qui unit la personne et son entourage sont maintenant mieux connues. Cependant les équipes de professionnels sont souvent démunies dans leur projet d’accompagnement avec la personne en situation de handicap et la famille. L’approche systémique se révèle alors d’un grand intérêt, car elle intègre les relations entre le sujet, la pathologie et les séquelles, la famille et son histoire, l’équipe et son fonctionnement, l’institution et son organisation.

Une proposition de rencontre de la famille, du proche blessé et de l’institution par un binôme de professionnels de l’établissement. Grâce à cette méthodologie, la co-intervention, nous souhaitons favoriser la compréhension de la situation de handicap et amplifier les propositions d’accompagnement des modifications de l’organisation familiale « imposées » par la pathologie. En référence à Guy Ausloos, nous partageons l’idée que « Si l’institution a la possibilité de développer les potentialités d’un individu, de favoriser la réalisation de ses projets, ceci ne peut se concevoir sans évolution concomitante du système familial. Et comment peut-on mieux mettre la famille en situation de se modifier ? En faisant appel à elle, en reconnaissant son implication, en stimulant sa responsabilité, en reconnaissant sa compétence ». Nous concevons ce dispositif avec un support filmé pour travailler les entretiens à distance et en groupe (notion d’intervision ou de supervision des interventions).

Cette consultation doit permettre une évolution du modèle familial en crise :
  • en reconnaissant l’implication et la compétence des familles et en stimulant leur responsabilité
  • en favorisant une co-construction du sens individuel et familial induit par l’événement traumatique
  • en informant sur la lésion cérébrale et ses expressions dans la relation.
Le coût de cette action est de 15 000 € /an sur 2017/2018/2019.

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